La légitimité en tant que créateur de contenu

Le doute est-il humain ? 

Cette question n’est pas réellement complètement de mon initiative. Outre, le fait que je suppose que beaucoup de penseurs se sont déjà posé ce genre de question, c’est en  baby-sitting qu’elle m’a personnellementet indirectementété  posée.

L’anecdote est disponible dans le podcast.

Et ne me demandez pas quel est le lien qu’a fait mon cerveau entre la question qui m’a été  posée et le sujet du jour mais quoi qu’il en soit, il est tant d’aborder un sujet qui nous touche tous : la légitimitéen tant que créateur de contenu

Être légitime

Les blogs ont  beau avoir vue le jour il y a quelques années maintenant, les métiers qui sont  nés de ce mouvement sont encore relativement nouveaux. Et que je sache, dans ce genre de cas, il n’y a pas vraiment de règle : on a le droit d’aborder les sujets que l’on veut#C’estLePrincipeDeLaLiberté. En  d’autres termes, pour être blogueurou même créateur de contenu -, il ne faut pas un « accès a la profession », et tout le monde peut se décréter comme tel. Sur cette base-là,  où est la légitimité des blogueurs ?

Par définition, la légitimité c’est … « la qualité de ce qui est fondé en droit, en justice, ou en équité »ou en tout cas c’est ce qu’en dit un dictionnaire très connu sur internet. Mais c’est impossible de s’y arrêter.

C’est comme ça que je suis tombée sur l’expérience de Devenir qui permet de mettre en avant 4  leviers de la légitimitéqui me paraissaient totalement  applicables aux  métiers du digital et particulièrement aux blogueurs.

  • Légitimité hiérarchique
  • Légitimité d’expertise
  • Légitimité relationnelle
  • Légitimité morale

Ressource liée : Construire sa légitimité de consultant 

Après cette explication très théorique, concrètement comment on devient plus légitime ? Sachant que l’on ne décide pas, que l’on ne le  décrete pas, que l’on ne peut pas la revendiquer, la légitimité se prouve et surtout, doit être approuvée.

En d’ autres termes, il n’y a pas de solution miracle autre que le travail sur vouset encore, cela n’a rien de miraculeux

  • Travailler sur ses expériences : parce que pour parler de quelque chose, il faut l’avoir logiquement  vécue d’une manière ou d’une autre. Vous faites comme vous voulez mais vous devez vous débrouiller pour vivre l’expérience que vous traitez. Cela veut aussi dire que plusieurs personnes peuvent vivre des expériences  similaires mais pour autant ne pas l’aborder sous le même angle
  • Travailler sur l’information donnée : parce qu’il ne suffit pas de vivre, encore faut-il savoir le retransmettre. Sachez que vous pouvezet probablement devez  – choisir les sujets que vous traiter car on ne peut pas parler de tout. Par exemple, sur le blog j’ai décidé de parler d’organisation et non de « relation amoureuse » alors que les deux sujets sont présent dans ma vie. L’important est d’aborder des sujets avec lesquels vous êtes à l’aise pour que l’information soit de qualité et pertinente. 
  • Travailler sur son mental : parce que pour que les autres nous trouvent légitime, il faut avant tout en être  convaincu. 

La légitimité se construit dans la durée et peu importe la manière dont vous avez décidé de la construire, elle doit être présente pour avancer dans vos projets avec votre audience. 

Le syndrome de l’imposteur

Je ne pouvais pas parler de légitimité sans aborder la question du syndrome de l’imposteur. Pour être honnête avec vous, c’est un peu à cause de lui que j’en suis venue à me poser des questions sur ma légitimité.

Par contre, avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais que vous gardiez deux choses en tête. Premièrement, je ne suis pas médecin. Je ne vous parle que d’une expérience personnellecomme toujours. Et deuxièmement, plus de gens sont  atteints de ce syndrome que ce qu’on pourrait le penser donc prendre le temps de se renseigner ne fait jamais de mal. Parenthèse fermée.

Le syndrome de l’imposteur, c’est un doute qui  prend beaucoup de place. C’est un doute qui reste, qui nous bouffe, qui est presque maladif. Mais surtout, c’est un doute qui te bloque. Parce que finalement les doutes n’ont rien de graveils font même parfois avancer dans certaines situationmais s’ils commencent à t’empêcher de faire des choses alors  là, ça devient dangereux.

Il y a énormément de situation dans lesquelles le syndrome de l’imposteur peut être vécu mais ce qu’il faut retenir à mon sens c’est qu’en fait, c’est un décalage de visionil y a ce qu’on voit et puis il y a la réalité. Ce n’est donc pas un fait qui est propre au blogueur ou au créateur de contenumais à mon avis, c’est un métier qui est plus propice à ce genre de chose

S’en sortir, c’est possible et encore une fois, c’est une question de  travail sur soi-même. Mais vous n’êtes en aucun cas obligé de vivre cela tout seul, bien au contraire : en parler fait beaucoup de bien. 

La légitimité est un sujet très … controverser. On est tous au courant qu’on doit en avoir, et en même temps, peu en parle réellement. Je suis bien consciente que cet épisode n’est finalement qu’un léger travail de surface mais l’idée était de vous donner des pistes pour la construction de ce chemin si personnel. 

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 014 – La légitimité en tant que créateur de contenu. La version audio est probablement plus complète.

Comment avoir de la légitimité quand on crée du contenu sur internet ? Je te donne la réponse ...

6 commentaires sur “La légitimité en tant que créateur de contenu

  1. La légitimité, c’est un sujet compliqué, on ne naît pas légitime, on le devient en étant reconnu par ses pairs. Elle peut se perdre, Rien n’est jamais définitivement acquis. Faire le tri est important avant de reconnaître une expertise.
    Le syndrome de l’imposteur, ou avoir confiance en soir. Très souvent à la question « parlez-moi de vous » ce sont les points négatifs qui viennent en premier. Qui est capable sans réfléchir de citer 5 de ses qualités?
    Le doute est u sentiment terrible, il peut nuire énormément, même si la confiance n’exclue pas le contrôle.

      1. Je pense qu’à partir du moment où tu écris des choses même sans les partager t’as toujours un petit bout de syndrome de l’imposteur … En tout cas tous les gens avec qui j’en discutent me disent que c’est normal.

        Mais l’est-ce vraiment ? (Vous avez 4 heures ahha)

      2. Oui exactement ! Mais je pense qu’on peut même dire que ce n’est pas réserver à l’écriture : a partir du moment ou cela te dérange de partager quelque chose que tu fais, c’est un petit peu le syndrome de l’imposteur ^^. Qu’en pensez-vous ? (vous avez 8heures haha)

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