C’est quand que c’est « assez » ?

Je suis le genre de personne qui utilise des carnets et qui a besoin de garder des traces écrites de certaines choses très précises. Et récemmenten rangeant ma chambre pour commencer 2020 sur de bonnes bases -, j’ai retrouvé un carnet. A l’intérieur y était reprisentre autres, les premières statistiques du blog ainsi que les impressions que j’avais sur mon peu de trafic. En relisant les lignes de ce carnet, je me suis rendue compte de mon évolution ces deux dernières années et j’ai réalisé que j’étais tombée dans le fameux « toujours plus » – pour ne pas dire que j’étais à l’opposé même de ma définition de « assez »

La non-définition de ce « plus »

On sait qu’on est dans le « toujours plus » quand à chaque palier que tu passes, tu ne l’apprécies plus et tu te dis que ce n’est pas assez. Alors tu recommences. Et finalement, c’est un cercle vicieux.

Ce n’est pas facile à reconnaître : j’étais dans le « toujours plus »parce que finalement, c’est reconnaître un semi-échec

Ce mode de fonctionnement peut être très stimulant. Je pense que si j’en suis ici aujourd’hui, c’est justement pour cette raison. Mais est-ce que c’est possible d’être motivée comme ça sur le long terme ? Est-ce que c’est réellement un mode de fonctionnement qui est sain ?! 

Le problème du toujours plus, c’est justement qu’il est puissant : on en veut encore et encorec’était le moment #logique, ne me remerciez pas. Ce mode de fonctionnement n’a pas de définition et de ce fait, il n’est jamais réellement atteint. Il varie en fonction de notre évolution et cela revient à remplir un panier qui n’a pas de fond. Si on fonctionne comme ça, on ne s’arrête jamais et donc on passe peut-être à côté de la vraie vie, celle qu’il faut vivre encore et encore. 

La sagesse suprême, c’est d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. 

Francis Scott Fitzgerald

Fin 2019, je voulais toujours plus de trafic sur le blog. Toujours plus de productivité. Toujours plus de tout … A un moment, c’est assez et il n’y a plus besoin de toujours plus.

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La définition de ce « assez »

Cette année, je ne veux plus être dans cette dynamique épuisante et frustrante du « toujours plus ». Et J’ai trouvé une réponse à ce problème, c’est simplement le concept de « assez ». 

Au lieu de se dire « qu’est-ce qu’il me faut pour aller au-dessus de ce palier ? », il faut se demander « qu’est-ce qu’il me faut pour que ce soit assez ? ». Et en changeant de question, on passe d’une non définition de maximum à une définition de minimum. 

L’exercice est finalement clair : on prend tous les domaines de sa vie, une énorme feuille de papier et on établit pour chacun d’entre eux un minimum. Ce minimum, c’est ce que vous êtes obligé d’atteindre pour, ensuite, pouvoir vous dire que c’est acceptable. Tout ce qui dépassera ce minimum sera du bonus. 

D’un coup, la pression diminue parce qu’il y a un but, une définition. 

Un exemple concret est disponible dans le podcast. 

C’est peut-être très simple comme ça, poser sur du papier mais cette action est difficile au vue de la vie rapide de notre société. Peu importe finalement si vous tombez sur cet article le 6 janvier ou le 6 mai ou encore le 6 décembre parce que le concept n’a rien à voir avec les fameuses résolutions de début d’année. Mais tôt ou tard, à un moment ou à un autre, il faut accepter de se poser et de définir ce que l’on veut. 

Il faut simplement prendre le temps de définir son « assez » pour mieux aller vers le « plus ». 

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 016 – Quand est-ce que c’est assez. La version audio est probablement plus complète.

Il est temps de prendre soin de toi en définissant ton

5 commentaires sur “C’est quand que c’est « assez » ?

  1. Se contenter de son assez sans regarder dans l’assiette de l’autre, une philosophie de vie qui me convient.
    Ce qui est complexe peut-être, est de définir un « assez » commun pour faire route commune.

    1. A partir du moment, où tu arrives à le faire pour toi, il y a déjà plus de chance que tu réussisses à deux.
      Parce qu’une fois qu’on est capable de définir un assez personnel, le reste n’est que compromis comme toute autre activité de la vie commune. 😊

  2. C’est une belle philosophie de vie que j’essaye également d’adopter. Pas facile au quotidien mais faisable sur le long terme, je pense. Bonne année a toi et a la semaine prochaine 🙂

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