Vivre l’échec

Vous avez probablement déjà vécu un ou plusieurs échecs, parce que nous en vivons tous. Mais que pensez-vous de l’échec ? Comment vivez-vous l’échec ? Est ce que c’est pour vous une étape indispensable dans la vie ? Est ce que c’est positif ? Est ce que c’est négatif ? Tant de questions autour de l’échec et pourtant si peu de réponses … 

Quand j’ai débuté ma réflexion sur ce sujet, je me suis rendue compte qu’il était presque tabou à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, je veux vous parler de cette étape par laquelle nous passons tous. 

Vivre l’échec

Nous allons tous à un moment ou à un autre vivre l’échec#PeutEtreQueJeRadote. Et le reconnaître n’est pas pessimiste mais réaliste. C’est probablement même se protéger pour l’avenir, pour tomber de moins haut quand vous affronterez le prochain. Je ne suis pas en train de vous dire que le projet sur lequel vous travaillez en ce moment va finir par être un échec mais je suis en train de vous dire qu’au moins une fois dans votre viesi pas plusieurs, vous allez y faire face. 

Ne vous voilez pas la face en vous disant que cela n’arrive qu’aux autres. C’est arrivé même au meilleuret ceux qu’on ne connaît pas forcément pour cela

  • Steve Jobs a été viré de sa propre société sans aucun ménagement à l’âge de 30 ans.
  • Albert Einstein était capable de parler avant l’âge de 4 ans et ses professeurs disaient qu’il n’irait jamais très loin. 
  • Steven Spielberg a été refusé 3 fois à l’université de Californie de théâtre, cinéma et télévision. 
  • Jk Rowling, l’auteur d’Harry Potter s’est faite rejeter un nombre incalculable de fois par les maisons d’édition avant de trouver un agent qui croyait en son manuscrit. Et par rapport à l’échec, elle dit même « qu’il est impossible de vivre sans ne jamais échouer ». 
  • Stephen King a connaît un échec similaire puisque son premier livre « Carrie » est refusé 30 fois avant d’être enfin publié et d’être le premier d’une longue série. 
  • Walt Disney fut renvoyé de son premier poste en tant que rédacteur pour « manque d’imagination ».
  • Oprah Winfrey à 22 ans a été déclarée comme « inapte pour la télévision » et licenciée de son post. 
  • Michael Jordan a été exclu de son équipe de baseball au lycée et il est rentré en larmes chez lui. Par la suite il dira que c’est parce qu’il a échoué encore et encore et encore dans sa vie qu’il à réussi. 

Vous connaissez la suite et l’histoire de ses personnalités : elle ont « réussi »alors peut-être pas selon votre définition de ce terme mais en tout cas selon leur standard. Tout ça pour vous dire que P.E.R.S.O.N.N.E n’est épargnée et qu’apprendre à le gérer cet échec, ce n’est pas reconnaître qu’on est faible mais c’est se donner la possibilité de rebondir convenablement après coup. L’échec fait partie de la vie de ceux qui essaient. 

Mais est ce que ça vous rassure vraiment ce que je viens de vous citer ? Est ce que ça vous rassure de savoir que Steve Jobs, Walt Disney et tant d’autre ont échoué ? Honnêtement, je ne pense pas. On se sent moins seul, peut-être. Mais est ce que cela nous aide réellement ? Pas sûre. 

Je vais vous avouer un truc … pendant très longtempspour ne pas dire une majeure partie de ma viej’ai eu peur de l’échec. J’en ai eu peur au point où j’étais limitée. Evidemment, ce n’est pas parce que j’en parle librement que je suis parfaitement en confiance. J’ai souvent peur de l’échec encore aujourd’hui. J’ai souvent des moments de doute quand je commence quelque chose mais je ne me laisse plus détruire et si ce doute s’avère justifié alors je n’ai pas honte d’en parler parce que ça fait simplement partie de la vie. C’est le genre de peur qui t’empêche de sortir de ta zone de confort. Mais en travaillant sur cette peur et sur moi-même, je me suis rendue compte qu’elle ne valait pas la peine. Et comme le dirait Emma Watson « je refuse que la peur de l’échec m’empêche de faire ce qui m’importe vraiment » 

Vous savez que si on change de continent, l’échec n’a plus la même définition. En Europe, l’échec est très mal vu. Celui qui échoue n’a pas assez travaillé, n’est pas « bon », … Finalement, il est beaucoup de choses mais rien de positif. Au Etats-Unis, il est dit qu’il faut faire plusieurs faillites avant de « réussir ». Là-bas, l’échec est vu comme quelque chose d’indispensable pour avancer. Tout ça pour vous dire que l’échec est un mot qui n’a pas qu’une définition et qu’il est possible de l’aborder avec plusieurs points de vue. 

Surmonter l’échec

Cependant, ce serait vous mentir que de dire que l’échec est quelque chose d’agréable à vivre.  Et ce n’est pas parce que je pense qu’il est indispensable que je pense que c’est un moment facile. Qui aime les échecs ? Qui aime reconnaître qu’il n’a pas réussi ? Probablement personne. Mais comment on fait pour le surmonter ? 

La toute première chose à faire est sans aucun doute l’accepter. Vous avez le droit d’être déçue, et même d’être en colère. Ce sont des sentiments, à mon sens, très sains après un échec et il faut les vivre. Alors soyez déçue si vous avez besoin de l’être. Soyez en colère. Exprimez-vous. Mais ne vous arrêtez pas à ces sentiments qui ne sont qu’une « première réaction ». Accepter l’échec, c’est reconnaître les faits. 

Une fois que vous l’avez reconnu, vous pouvez l’analyser. C’est une étape un peu indispensable pour ne pas refaire encore et encore les mêmes erreurs qui ont mené à l’échec que vous vivez. Analyser les faits, de manière neutre. Qu’est ce qui vous a conduit à la situation d’aujourd’hui ? Est ce qu’il y a eu un point de non-retour ? Posez-vous les bonnes question.

Mais ne ressasser pas votre échec. Il faut arriver à se le sortir de la tête aussi parce que retourner la situation encore et encore dans sa tête n’est pas forcément bon. Vous devez trouver un moyen d’évacuer. Peut-être que c’est en l’écrivant, peut-être que c’est en faisant du sport, … Quoi qu’il en soit, vous devez trouver votre échappatoire. 

La dernière étape, vous vous en doutez peut-être c’est l’action. Il faut (Re)-Agir. Soit vous avez l’opportunité de rectifier la cause de votre échec, soit vous devez refaire une tentative. Peu importe l’option que vous avez, il faut rebondir sur votre échec. Vous y arrêter, c’est … accepter qu’il ne serve à rien. 

Comme souvent, ici c’est très théorique. Et la pratique est plus compliquée. Mais il faut y croire et tenir. Ce n’est pas facile certes, mais ce n’est pas insurmontable. 

L’échec en tant que blogueuse

Je n’ai jamais voulu avoir une image « lisse ». Je n’ai jamais cherché à être une blogueuse « parfaite ». Je reconnais que j’ai peut-être, à certains moments, donné des informations contradictoires qui ont pu créer le doute. Avec le recul, je me pose des questions sur la manière dont je suis perçue : est ce que c’est possible d’avoir un feed travaillé sur Instagram et pour autant garder l’impression que l’on est humaine ? Est ce que les gens arrivent à relativiser alors qu’on ne poste que le positif sur les réseaux ? C’est peut-être à méditer …

Mais j’espère sincèrement que c’est un combat que j’ai réussi et que je réussis encore à l’heure actuelle. En tant que blogueuse, j’ai décidé de parler de l’échec et de mes échecs. 

Article lié : mon rapport à l’échec en tant que blogueuse

J’ai peut-être un rapport un peu particulier à l’échec parce que d’un côté, j’en ai eu peur pendant longtemps et de l’autre, j’ai toujours vécu dans une ambiance qui a dédramatisé ces échecs en question. Autrement dit, je n’ai absolument aucune honte à parler des mes échecsce sont presque des cicatrices dont je suis fière parce que ça veut dire qu’au moins j’ai essayé. C’est d’ailleurs pour cela qu’il y a sur le blog des articles du genre « mes erreurs Pinterest », « Mes erreurs en maquillage », ou encore « j’ai raté mes études ». Je pense que le fait que j’ai ce point de vue-là, que j’en parle, a participé au fait que certains ont « dédramatisé » leur propre échec. Et rien que pour ça, c’est important d’aborder la question. 

L’échec est une expérience. Et je suis convaincue qu’il n’y a pas meilleur moyen que de faire des expériences pour apprendremais toutes ne sont pas forcément à faire ou obligatoires. La théorie, c’est bien mais ça reste des cas anciens ou imaginaires. La vie est faite d’imprévus et la manière dont vous les gérez en pratique, c’est ce que vous retenez à la fin. Partager mes erreurs, qui sont souvent les mêmes que d’autres personnes avec d’autre parcours, permet de montrer ce que j’ai appris : c’est un cas en plus, une information supplémentaire. C’est un partage pur, simple. 

En partageant mes erreurs, je me suis rendue compte que c’était aussi un très bon sujet pour entamer une discussion. Les humains ont ce besoin de se rapprocher des autres qui ont vécu les mêmes choses qu’eux pour en parler, pour se confronter ou même se réconforter et l’échec n’échappe pas à cette règle. Inévitable, quand on vit un échec ont est plus enclin au doute et donc on se rassure comme on peut. 

L’échec fait partie de la vie. C’est aussi simple que cela finalement. 

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 030 – Vivre l’échec. La version audio est probablement plus complète.

L'échec n'est pas agréable mais il est indispensable. Lis cet article pour en sortir plus grand !

2 commentaires sur “Vivre l’échec

  1. Pour ma part j’ai une sale horreur de l’échec (le mien évidemment) parce que j’ai grandi avec le « Tu n’as pas droit à l’erreur » ou le « Tu dois être parfaite » et quand je me suis rendue compte que je ne l’étais pas et que surtout j’étais très loin de l’être, la claque a été brutale et elle l’est toujours.
    L’échec est quelque chose de vraiment dur à encaisser. J’ai subi un énorme échec il y a presque deux ans, et j’ai toujours du mal à m’en remettre parce qu’il a entrainer une succession d’événement qui ne faisait qu’aggraver la situation. L’échec peut se vivre différemment suivant l’émotivité et la sensibilité de chacun.

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