Les préjugés sur les podcasts

Le podcast n’est pas le format avec lequel j’ai commencé à créer du contenu. Avant d’avoir « Carnet Pétillant, le podcast », j’avais « Carnet Pétillant, le blog ». Et je dois bien reconnaître qu’avant de sauter le pas, j’avais des idées préconçues. C’est probablement ces préjugés en question sur les podcasts qui ont fait que j’ai mis autant de temps à me lancer sur ce format que j’aime tant consommerparce qu’avant d’être une créatrice de contenu, je suis surtout une consommatrice.

Aujourd’hui, je veux vous en parler parce qu’avec l’expériencede quelques moisque j’ai, je vois les choses autrement et peut-être que cela pourra vous aider si vous souhaitez vous lancer sur ce format.

Pour construire cet article, j’ai récolté sur plusieurs mois votre opinion et vos préjugés à l’aide d’Instagram et du blog pour coller le plus possible à la réalité de vos pensées.

« Ça prend du temps »

Ce serait vous mentir que de vous dire qu’un épisode de podcast se fait en 2 minutes sans réelle implication de l’hôte. Comme toute création de contenu, c’est un format qui demande un minimum de temps.

Mais vous n’êtes pas obligé de faire des épisodes à rallonge. Autrement dit, si vous avez une limite de temps, parce que vous avez une vie à cotéce que je pourrais parfaitement comprendre car c’est mon cas égalementil suffit de faire des épisodes assez courts pour suivre le rythme.

Personnellement, je pense que je mets entre 3 et 8 heures par épisode, sachant que je commence à compter quand je rédige mon article et que j’arrête quand j’appuie sur le bouton « prêt à publier ». Mes épisodes durent en moyenne une quinzaine de minutes, ce qui est considéré comme assez « moyen » pour un format du genre.

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Mais je pense que c’est le genre de donnée impossible à savoir tant qu’on se lance pas. Avant de sauter le pas, je pensais créer des épisodes de 20-25 minutes chaque semaine et je pensais que cela me prendrait 4 heures maximum. La réalité est tout autre. Aujourd’hui, j’ai un standard mais il s’est construit petit à petitet je peux vous dire que la première semaine était chaotique.

Le temps fait souvent partie des excuses qu’on se donne pour ne pas se lancer dans un nouveau projet. Ne faites pas cette erreur. Lancez-vous et vous verrez. De toute façon, c’est toujours une question de priorité.

Est ce que cette idée est justifiée ? Oui et non parce que nous avons tous des notions différentes du temps. Un épisode ne se fait pas tout seul, tout comme de la création de contenu sur un blog, ou sur Instagram. Il faut prendre un minimum de temps. Mais ce n’est pas pour ça que vous devez avoir une journée devant vous pour sortir un épisode par semaine.

« C’est compliqué techniquement »

Comme toute nouvelle chose, il faut un temps d’apprentissage et un temps d’adaptation.

J’ai envie de vous dire que d’un côté, nous avons cette grande chose d’avoir aujourd’hui une ressource presque illimitée dans notre poche, à savoir « internet ». Et qui dit nouveau support, dit aussi nouvelle compétence. Je peux vous assurer qu’au début, j’en ai saigné des tutos sur le montage audio mais aujourd’hui, j’y arriveenfin, je croisavec de nouvelles compétences.

Et de l’autre, il ne faut pas forcément faire compliqué. Vous pouvez aussi faire le choix de la simplificité. Je vous disais il y a quelques instants que j’ai de nouvelles compétences et oui, c’est vrai : j’arrive à utiliser un logiciel de montage mais c’est de manière ultra basique. Faire des coupes, mettre une intro et une outro, ce sont des gestes techniques très simples.

Et vous pouvez vous en contenter. Personnellement, j’ai décidé de faire simple au niveau technique parce que je voulais mettre la qualité au centre. Encore une fois, c’est une question de priorité.

Est ce que cette idée est justifiée ? Non, parce qu’il est possible d’apprendre les quelques gestes simples pour produire un épisode qui a du sens. Tout dépend de votre objectif finalement.

« Ça coûte cher »

Ce préjugé a souvent été accompagné de phrase comme « Il faut beaucoup de  matériel ». Et en fait, en préparant cet épisode, je me suis rendue compte que ce point pouvait être développé dans un article à part entière donc c’est ce que j’ai faitet il est déjà disponible sur le blog.

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Pour vous la faire courte, il est possible de lancer son podcast gratuitement, sans réel investissement. Et c’est d’ailleurs ce que je vous prouve avec cet article car pour chaque étape du lancementcomme par exemple le choix du matériel d’enregistrement et de traitement, ou encore de l’hébergement, j’ai trouvé une alternative totalement gratuite. Sur cette base-là, je peux vous dire que c’est un préjugé qui n’est pas justifié.

Par contre, je peux aussi vous dire que je n’ai pas fait ce choix, celui de me lancer sans investir. Je suis convaincue qu’un investissement devient intéressant s’il peut faire gagner du temps et/ou de l’argent et qu’on va le rentabiliser dans la durée. J’ai choisi d’avoir un micro et un hébergeur par exemple parce que j’estime que ce sont des outils utiles pour atteindre mes objectifs. Et donc, sur cette base-là, un podcast coûte de l’argent.

Est ce que cette idée est justifiée ? Oui et non. Encore une fois, c’est à vous de voir ce qui vous convient le mieux, c’est une question de choix mais l’argent ne doit pas être une excuse pour ne pas le lancer car il est possible de faire sans.

« On est obligé de faire des interviews »

Je vais vous avouer un truc : j’adore écouter des podcast, mais j’ai beaucoup de mal avec les interviewssauf celle de MyBetterSelf du podcast InPower. Je dois bien reconnaître que c’est un type de format qui peut être intéressant mais il en faut pour tous les goûts.

Vous n’êtes pas obligé de faire des interviews pour faire vivre votre podcast parce qu’il y a d’autres manières d’agir. Tout comme vous n’êtes pas obligé d’être à plusieursc’est un autre préjugé qu’on m’a donné mais il est directement lié à ce point-ci donc autant les traités en même temps.

Il y a énormément de types de podcast et chacun d’entre eux peut apporter du contenu de qualité aux lecteurs. Vous pouvez être plusieurs tout comme vous pouvez être seul. Vous pouvez faire des interviews, tout comme vous pouvez faire de simples conversations ou des monologues. Vous pouvez raconter des histoires vraies, comme vous pouvez faire de la fiction.

Est ce que cette idée est justifiée ? Non. Il n’y a aucune limites. Laissez libre court à votre imagination et surtout, choisissez un format qui vus convient et dans lequel vous vous sentiez bien.

« Il faut une régularité »

Ceux qui me suivent depuis quelque temps savent ce que je vais dire : oui. Je suis convaincue qu’il en faut. Par contre, cela ne veut pas dire qu’il faut publier tous les jours. L’important c’est de fixé un rendez-vous à vos lecteurs en tenant sur la durée en proposant de la qualité. Avoir de la régularité demande du travail et c’est un réel investissement personnel mais on n’a rien sans rien.

C’est un choix que je ne peux que vous encourager à faire mais il faut reconnaître que ce n’est pas obligatoire. C’est une manière comme une autre d’alimenter son podcast. Je vous en parle aujourd’hui sur base d’expérience personnelle et que j’ai bien plus de résultats depuis que je la pratique, mais si vous ne le faites pas et que vous ne voulez pas le faire, cela n’a rien de dramatique.

Encore une fois, ça dépend de la direction que vous voulez prendre avec votre podcast.

Maintenant que j’ai répondu à l’ensemble de ces préjugés, je me rends compte qu’ils ont quelque chose en commun : c’est toujours une question de choix et de priorité.

Si je devais vous donner un conseil, c’est d’être très au clair avec vos motivations. Pourquoi est ce que vous vous lancez ? Quels sont vos objectifs ? Qu’est ce que vous voulez apporter aux gens avec votre contenu ? En prenant le temps de répondre à ces questions, vous répondrez de vous même à beaucoup de préjugés cités.

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 032 – Les préjugés sur les podcasts. La version audio est probablement plus complète.

Tu veux lancer ton podcast ? Alors écoute les préjugés que j'avais et qui sont faux pour te lancer sur de bonnes bases #podcasting

2 commentaires sur “Les préjugés sur les podcasts

  1. C’est un support qui présente des avantages, et pour moi c’est plus la qualité qui compte que le support, et comme avec les tiens la qualité est toujours au rendez-vous, je les ai écoute avec plaisir.

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