La vie (en confinement)

Je me suis efforcée, ces deux dernières semaines à ne pas parler du confinement et du coronavirus sur mes différentes plateformes. Dès l’annonce qui a changé le cours de nos quotidiens, j’ai écrit une réponse où je ne citais pas ce que nous vivons. 

« Je ne suis pas ici pour faire de la politique. J’ai écouté, au même titre que vous, ces derniers jours ce que les autorités ont transmises comme information. Je fais avec mais je n’ai rien de politique à vous en dire. 

Je ne suis pas ici pour faire de la médecine. Je ne suis pas médecin. Et je n’ai absolument aucune légitimité à vous parler de ce qui se passe dans le monde d’un point de vue scientifique. »

Encore aujourd’hui, je suis convaincue que je ne fais ni de la politique, ni de la médecine et que ce n’est pas mon rôle de vous en parler. Encore aujourd’hui, je ne regrette pas mes mots. J’assume ma réaction.  D’ailleurs, il faut que j’admette que c’est le seul article depuis le début du blog pour lequel j’ai eu besoin du retour de ma mère mais ça, c’est un autre débat.

Depuis cette fameuse réponse, que ce soit sur le blog, sur le podcast, sur Instagram, sur Pinterest, … Bref, partout, j’ai été présente, j’ai créé du contenu. 

Mais aujourd’hui, j’ai aussi des choses à rajouter par rapport à toute cette … histoire que nous suivons et que nous vivons en direct quotidiennement. 

Je me sens extrêmement chanceuse et privilégiée d’avoir la possibilité d’être là, à vous écrire un article un mercredi soir. Je me sens extrêmement chanceuse et privilégiée d’être en bonne santé physiqueet je touche du bois pour que ça continue. Je me sens extrêmement chanceuse et privilégiée d’avoir des proches qui  sont présents et en bonne santé. 

Je suis chanceuse et privilégiée. 

Et je devrais peut-être arrêter l’article ici parce que finalement, c’est tout ce qui compte. Sauf que je ne peux m’empêcher de continuer parce que je me suis toujours dit que je vous partagerais la « vraie » vie. Je sais bien que je devrais me satisfaire de ce que j’ai et que je devrais me concentrée dessus mais la réalité en est tout autre parce que ce n’est pas limitée à ces « bonnes choses ». 

Evidemment, je suis chanceuse et privilégiée. Je le reconnais et j’en suis reconnaissante. 

Et puis … il y a le reste. Ce pourcentage infime qui est présent et qui, parfois, me prends la têteplus que je ne veux le reconnaître

A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelleet le confinement en est la preuve. Mais est ce qu’on peut réellement dire qu’à situation exceptionnelle, réaction exceptionnelle ? Je suis tout de suite moins convaincue de la réponse. 

Parce que s’il y a bien une chose qui est revenu dans mon quotidien après plusieurs mois d’absenceà laquelle je ne m’attendais pas du tout, c’est l’anxiété et le stressça fait deux choses mais vous avez compris l’idée. J’étais dans un état d’inquiétude constant. Et avant que je prenne conscience de cet état, je l’ai nourrij’ai beaucoup trop regardé les infos, j’ai trop sous estimé mes réactions, … Je ne l’ai simplement pas vue venir. 

J’ai beau être encore étudiante, il y a souvent un ou deux jours où je suis à la maison « en temps normal ». Alors quand l’annonce a été faite sur le confinement, j’ai eu « l’impression » de ne pas m’être inquiétée. Je me disais que j’avais de l’expérience dans le travail à la maisonet c’est le casmais en fait, quand on t’enlève une liberté, ce n’est pas pareil. Quand on est interdit de faire quelque chose, c’est tout de suite différent de quand toi tu ne le fais pas par choixet ça donne une couche de stress en plus

Quand j’ai compris la situation dans laquelle j’étais en train de m’enfoncercette spirale infernale du stress , je m’en suis voulue parce que je n’avais pas envie de reconnaîtreque ce quotidien modifié m’atteignait. J’ai aussi culpabilisé parce que je trouvais que je n’avais pas le droit d’aller mal. 

Je suis chanceuse et privilégiée. 

Mais comme j’aime vous le rappeler, je suis blogueuse et humaine. Je suis une blogueuse humaine imparfaite. Je suis une humaine imparfaite et c’est normal. Je suis imparfaite, et je le vis mieux aujourd’hui que hier mais peut-être que demain sera moins bien. On a le droit d’aller mal. On a le droit d’aller moins bien. 

Tout ce que je viens de vous citer est vrai et présent. Mais aujourd’hui, ça va mieux. Et je ne veux pas finir l’article comme ça, simplement sur un mal-être passé – ou presque. Cela ne me ressemble pas. Et surtout, j’ai fait le choix de ne pas m’y arrêter. 

Vous savez comment nouspersonne qui avons la chance d’être à la maisondevrions voir ce confinement ? Comme une chance. On nous offre une pause dans le temps. On nous offre une porte de sortie par rapport à nos vies rapides. Et finalement, nous avonsencore et toujoursle choix. Comment voulez-vous voir ce confinement ? 

Aujourd’huiou plutôt, depuis quelques joursj’ai décidé de le voir de manière positive. Il est très probable qu’on se souviendra tous à jamais cette période uniquement de notre vie. Comment voulez-vous vous en souvenir ? 

J’ai décidé de faire des choses que je n’avais jamais faite par manque de tempscomme par exemple ces 30 jours de contenu quotidien que vous vivez avec moi – ou de motivation – comme par exemple un grand tri en profondeur de ce que je possède. Nous avons tous des choses à rattraper. Par exemple, il remonte à quand votre dernier masque ? Par exemple, elle remonte à quand votre dernière grasse matinée ? Par exemple, il remonte a quand votre dernier appel où vous avez pris le temps d’écouter la personne à l’autre bout du fil ? Utilisons ce temps pour prendre soin de nousc’est d’ailleurs probablement indispensable pour ne pas péter complètement un câble

Utilisons ce temps pour réfléchir.  Est ce que vous êtes heureux ? Est ce que vous aimez votre métier ? Comment avez-vous envie d’évoluer ? Est ce que votre vie vous convient ? 

Nous avons tous des choses à faire.

Et ceux qui disent qu’ils s’ennuient, comment est-ce possible ? Il faut trouver une manière de mettre ce temps à profit de manière positif. Comment voulez-vous vous souvenir de cette période ? Qu’est ce que vous voulez faire de cette pause imposée ? Et « rien » n’est pas une réponse acceptable. 

Nous avons tous le choix sur la manière dont nous allons utiliser ce temps qui nous est offert. 

Et en parlant du temps … Je pense qu’il faut s’en laisser. Il faut accepter que c’est une situation inédite et qu’il faut faire avec. Il faut se laisser un temps d’adaptation pour remettre en place des habitudes qui nous correspondent. Mais il faut aussi se laisser du temps dans ses journées pour apprécier, savourer et en tirer le meilleur. 

Nous avons tous le choix sur la manière dont nous allons utiliser ce temps qui nous est offert, à vous de faire celui qui vous correspond le plus. 

Je dois reconnaître que les articles où je me livre sont souvent écrits dans le noir, un soir d’insomnie et celui-ci ne fait pas exception a la règlec’est l’information inutile gratuite. 

Plus que jamais, prenez soin de vos proches. 

Plus que jamais, prenez soin de vous. 

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 039 – La « vraie » vie (en confinement). La version audio est probablement plus complète.

2 commentaires sur “La vie (en confinement)

  1. [Encore un commentaire roman]

    En effet, le fait de savoir que l’on ne peut pas sortir met une pression et une angoisse qui n’existe pas en temps « normal », quand on fait le choix de ne pas sortir. C’est marrant, hier, je parlais avec une connaissance qui me disais « bah ça va, ça change pas grand chose pour toi, le confinement, ça doit être moins pénible que pour les autres » juste parce que, effectivement je ne sors jamais. J’ai bien ris jaune derrière mon écran. La façon de le dire, ça m’a fait penser à… bah en gros ça t’atteint pas. Mais comme tu le dis, on est tous pareil, on vit tous la même chose, sans doute pas de la même façon.
    C’est vrai que c’est le moment de prendre soin de soi, de faire du tri, du rangement ou même rien parce que c’est quand même mieux de voir cette histoire (comme tu dis) de manière positive, même si ce n’est pas forcément facile.
    Je trouve qu’il se recoupe pas mal avec ton podcast sur le positif. On peut trouver le positif, quand on le cherche.
    Sur ce, il me reste un podcast à écouter ! Bonne journée à toi ! Et encore merci pour ce contenu qualitatif, je ne commente pas tout mais je les écoute ou je les lis tous – juste des fois, j’ai rien à dire

    1. (j’adore tes commentaires romans !)

      Je te rejoins totalement : je pense que peut importe notre quotidien en temps normal, on a tous le droit d’être atteint par la situation que nous sommes obligé de vivre. Mais autant faire en sorte que ça se passe le mieux possible.

      Et c’est vrai que cela permet d’appliquer l’épisode sur la positivité ^^.

      Merci pour ce commentaire qui fait beaucoup de bien 🙂

      J’espère que tu as aimé le dernier épisode de podcast ^^

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