Ce que j’ai appris en publiant du contenu frais

Depuis le début de ce blog, ou presque, je suis convaincue que le mode de création de contenu qui me convient le mieux, c’est par la planification. En temps normal, j’ai toujours beaucoup d’avance sur mes publications parce que je suis convaincue que c’est le meilleur moyen que j’ai pour avoir de la régularité et surtout, tenir sur la durée. 

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Et puis un jour, des évènements se sont produits, mon emploi du temps s’est libéré d’un coup et je me suis dis que je devais utiliser ce temps en question à donne escient. Et presque du jour au lendemain, je me suis retrouvée avec un challenge de 30 jours de publication quotidienne sur le dosdu lundi au vendredi, je publie un podcast accompagné de notes et le week-end, c’est le blog uniquement qui garde le rythme.

Autant vous dire que j’ai très rapidement perdue toute l’avance que j’avais, probablement parce que j’avais décidé de faire des publications doublessur le blog et sur le podcast en semaine. Et pour la première fois depuis longtemps, je me suis retrouvée à devoir produire un article en vue de le publier le lendemain. C’est ce que j’appelle le contenu « frais ».

C’était une expérience comme une autre, et j’en ai appris des chosesalors autant les partager avec vous ici. Si c’est une méthode que vous avez envie de tenter, il y a des choses à savoir en amont. 

 

Il faut être productif

Lorsque l’on doit produire un article ou un épisode de podcast en un jour, je peux vous dire qu’il faut avoir une productivité presque extrême. Cette productivité, elle se joue à plusieurs niveaux mais il faut qu’ils soient tous sous contrôle pour que cela fonctionne. 

  • Il faut de la productivité dans la créativitéalors que c’est le genre de chose qui ne se contrôle pas réellement. Lorsque l’on doit produire du contenu en un jour, on ne peut pas se permettre d’être face à la page blanche par exemple. Il faut avoir un système puissant pour générer des idées et ne jamais être à court. 

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  • Il faut de la productivité dans le processus de réalisation. Et par-là, j’entends savoir produire du contenu de qualité une fois que vous avez déjà l’idée. Rédiger un article, c’est mine de rien technique. Il faut savoir aligner les mots sans pour autant y passer trois jourspuisque dans ce cas-ci, on a pas le temps pour ça
  • Il faut de la productivité dans la réactivité. Ce n’est pas parce qu’on décidé de publier du contenu frais qu’il faut que ce contenu soit bâclé. Rien ne justifie un contenu qui n’est pas de qualité. Mais pour avoir un regard critique sur son contenu, encore faut-il être assez réactif que pour prendre du recul rapidement. 

Un exemple concret est disponible dans le podcast.

En bref, il faut être productif. Et je pense que cela n’est pas possible sans une organisation solide. L’un est lié à l’autre mais ils sont tous les deux indispensables.

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Il faut vivre l’urgence

Et par là, j’entends évidemment bien la vivre. Certaines personnes sont bloquées par l’urgence, d’autres sont totalement stimulées par elle et dans ce cas-ci, j’espère que vous faites partie de la deuxième catégorie de personnesou alors que vous êtes prêt à apprendre très rapidement

Au fond, je suis convaincue qu’il n’y a pas d’urgence mais que nous la créons. Dans ce cas-ci, je suis responsable de l’urgence parce que j’aurais pu prendre plus d’avance. L’équilibre quand on publie du contenu frais, c’est de ne pas se laisser déborder par cette urgence créée. 

Concrètement, on devient débordé à partir du moment où on a plus de choses à faire que de temps disponible pour les réaliser. Ce sont des faits visibles : nous avons x heures pour faire telle liste d’actions et ce n’est pas possible parce qu’il en faut plus. Par contre, se sentir débordé, c’est avoir l’impression de manquer de temps. Être débordé et se sentir débordé sont donc deux choses bien différentes. 

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Il faut s’adresser aux gens

Je n’ai jamais écrit pour Google. Je n’ai jamais écrit selon des règles précises. Je n’ai jamais écrit pour des nombres. J’ai toujours écrit pour des gens. J’ai toujours fait en sorte de garder les pieds sur terre par rapport au nombre qui grandissait sur la page statistique. Et pourtant, je n’ai jamais autant eu l’impression de m’adresser aux gens que depuis que je publie du contenu fraîchement créé.

C’est comme si le fait que le contenu sorte à peine du four et qu’il soit encore chaud, rapprochait les gens parce qu’on se rapproche de leur quotidien. Assez logiquement, comment est ce que j’aurais pu écrire des articles sur la situation qui nous touche actuellementà savoir le confinement dû au Covid-19en avance ? Mission impossible. Et la raison est assez simple : personne n’aurait pu prévoir cette situation. 

Finalement, c’est un peu comme si les gens sentaient l’engagement ultra présent qui est dans ces contenusparce que la connexion est plus directe que lorsqu’on passe par la planification. Je prends des exemples qui sont actuels, qui touchent les gens parce que c’est ce qu’ils vivent ce que je vis#NousVivonsLaMemeChose.  

C’est définitivement un excellent avantage au contenu frais qui va me faire réfléchir à la manière dont je peux le garder sans pour autant avoir à produire de cette manièrec’est peut-être contradictoire ou impossible. Tout ça pour vous dire que cela remet en question mon processus de création parce que finalement, l’important c’est le gens. C’est bien de produire du contenu, mais s’il n’est consommé par personne, ça n’a pas de sens. S’il n’y a pas de partage, cela ne vautpresquerien.

Il faut s’autoriser à changer

Avec un contenu « non planifié » pour les semaines à venir, j’ai retrouvé la liberté de la publication. Alors qu’on s’entende, ce n’est pas parce qu’habituellement j’ai de l’avance qu’il ne m’arrive jamais de déplacer une publication mais ce n’est pas pareil. Lorsque l’on déplace une case dans son calendrier éditorial, celle d’un article déjà écrit, c’est bien différent de déplacer celle d’un article non écrit. 

Pouvoir écrire sur ce qu’on veut, sans pour autant avoir un temps illimité, est paradoxalement libérateur parce que le calendrier éditorial passe pour une fois au second plan. S’écouter et écrire sur ce que l’on veut, ce que l’on sent, ça fait du bien. Cependant, il faut reconnaître que c’est le genre de contenu qui n’est jamais perdu mais qui n’est pas forcément bon. C’est le genre de contenu, sur lequel il faut pouvoir être critique mais qui, même s’il n’est pas publié, peut nous apprendre des choses. 

Avec le recul, je me rends compte que j’ai retrouvé l’excitation de la publication comme à mes débuts. C’est comme si cette expérience m’avait permise de raviver la flamme dont je n’avais même pas conscience qu’elle était à bout de souffle. J’ai retrouvé le plaisir de la création de contenu – la pure et simple

Si je devais vous résumer cet article en une phrase, je vous dirais que c’est un rythme à prendremais pour cela, faut-il encore pouvoir le faire #Occasion

Je ne suis pas sûre que ce soit un mode de fonctionnement qui convienne à tout le monde. La planification et la publication de contenu sont deux méthodes bien différentes avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Personnellement, je ne regrette pas l’expérience mais je pense que je n’aurais pas tenu sur la durée avec un rythme de vie « normale ». 

Peut-être qu’un équilibre entre les deux est aussi a envisager. 

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 041 – Produire du contenu frais. La version audio est probablement plus complète.

J'adore la planification, mais le changement a du bon. Dans cet article, je te propose de faire une nouvelle expérience.

2 commentaires sur “Ce que j’ai appris en publiant du contenu frais

  1. Écrire un contenu et le publier dans la foulée produit une excitation totalement supérieure à l’autre mode de fonctionnement. Pour ma part c’est celui que je préfère parce qu’il me procure le plus de plaisir.
    Ceci étant l’autre méthode est tout à fait respectable et mérite d’être respectée.

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