Comment être tolérant avec vous-même

Je suis têtue. Et lorsque les choses ne se passent pas comme je le veux et que j’en suis la cause, il n’est pas rare que je m’en veuille. Je rentre dans une spirale de culpabilité. 

Je suis le genre de personne qui se donne les moyens de réussir et qui est extrêmement exigeante envers-elle. Lorsque j’ai une idée en tête, je fais tout pour la concrétiser. Je le suis au point que parfois, j’oublie que je suis un « humain ». 

Sauf que ce n’est pas tenable. On ne peut pas vivre de manière sereine sans être tolérant avec soi-même. La vie est assez compliquée comme ça et il est inutile qu’elle le soit encore plus parce qu’on est en guerre contre soi-même. 

Vous êtes votre propre limite mais rien ne vous empêche de travailler sur vous. Concrètement, comment on fait pour être plus tolérant avec soi-même sans pour autant bâcler la qualité de ce qu’on produit ? 

Accepter qu’on est pas parfait

Le perfectionnisme a du bonparfois. Ça nous pousse à vouloir être une meilleure version de nous-même. Ça nous pousse à vouloir faire mieux et à faire mieux. Vouloir faire les choses convenablement, c’est très bien. Jusqu’au moment où cela vous bloque. Il est rapidement possible de tomber dans le travers de cette pratique.

A force de vouloir que tout soit « trop » bien faitsoit fait de manière parfaite, on en vient à oublier que cela n’existe pas. Et une fois qu’on rentre dans cette spirale, il est compliqué d’en sortir. 

Personnellement, quand je me suis rendue compte que j’étais dans cette spirale en question, ce qui m’a beaucoup aidé c’est de faire une listeje suis une accro aux listes, je dois bien le reconnaître. J’ai fait une liste de touuuuuuuuuuut les points qui étaient touchés par cette spirale. Et surtout, pour chaque élément qui était sur cette liste, j’ai défini un minimum à atteindre. Etant donné que je sais que la perfection n’existe pas mais que j’ai beaucoup de mal à appliquer ce principe dans la vie quotidienne, faire cet exercice m’a permis de lâcher prise sur certaines choses. Par contre, en passant par cette face de définition, je n’ai pas supprimé la qualité de ce que je faisais. 

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Un exemple concret est disponible dans le podcast. 

Lâchez prise et acceptez vos limites. Lâchez prise et acceptez que ce ne sera pas parfaitparce que la perfection n’existe pas. Lâchez prise et acceptez que vous ferez de votre mieux en vous donnant les moyens de réussir. 

Nous avons tous des limites. Et ce n’est pas parce que vous en avez que vous êtes une moins bonne personne. Nous pouvons les travailler et faire en sorte qu’elles soient un peu plus loin chaque jour, mais pour cela il faut être dans les bonnes conditionset sortir du culte de la perfection. Acceptez de ne pas tout contrôler pour mener votre projet à une perfection illusoire. 

Accepter qu’on doit encore apprendre

Chaque jour, nous apprenons. J’espère que chaque jour vous vous enrichissez en apprenant. J’espère que vous connaissez plus de choses aujourd’hui que hier mais moins que demain. C’est grâce à cette richesse, que nous cultivons chaque jour, que nous sommes de plus en plus préparés à vivre le quotidien. Il y a plein de situations qu’on est pas prêt à vivre. Et il y en aura toujours. Par contre, plus on avance et plus on apprend. Chaque jour on se nourrit et on apprend. La manière dont vous gérez une situation aujourd’hui n’est pas la même que demain et que hier. 

Un exemple concret est disponible dans le podcast.

En reconnaissant aujourd’hui que vous ne savez pas tout, vous vous donnez l’espace pour être plus tolérant avec vous-mêmeparce que vous admettez que vous avez droit à l’erreur d’une certaine manière

Je pense que cet apprentissage peut aussi se faire par notre entourage. Comme je vous le disais dans un article récemment sur la positivité, nous sommes des éponges. Quoi qu’on dise, les gens qui sont dans notre cercle proche nous influencent. Et il faut savoir les écouter. 

Par ailleurs, on vit dans une société qui laisse peu de place à l’échecprobablement parce qu’on cherche justement à ce que tout soit directement « trop » parfait. Et pourtant, c’est une étape que nous allons tous connaître à un moment ou à un autre. Et le reconnaître n’est pas pessimiste mais réaliste. C’est même probablement une question de protection pour l’avenirafin de tomber de moins haut quand vous affronterez le prochain. Je ne suis pas en train de vous dire que le projet sur lequel vous travaillez en ce moment va finir par être un échec mais je suis en train de vous dire qu’au moins une fois dans votre viesi pas plusieurs, vous allez y faire face. 

Si vous accepter que vous allez être face à cette situation, si vous vous faites à l’idée et que vous changer votre vision de cette situation en vous disant que vous avez encore à apprendre, vous arriverez à être plus tolérant avec vous même. 

Un exemple concret est disponible dans le podcast. 

En relativisant sur les situations que l’on vit, il est plus facile d’arrêter de culpabiliser sur ce qui nous arrive. 

Accepter d’avoir confiance en soi

C’est probablement le point le plus compliqué de cet articleou en tout cas, c’est le conseil pratique que j’ai le plus de mal à appliquer

Parfois, j’ai l’impression que je peux déplacer des montagnes et je ne me pose pas plus de question que ça. Alors que des fois, c’est tout le contraire et je doute de chaque petite décision que je prends. Et c’est très compliqué de vivre en paix avec soi-même lorsqu’on doute constamment de ce qu’on fait, de notre travail, de notre personne, … 

Croire en soi, c’est une force mentale. Croire en soi, c’est une vision que l’on a de nous même. Et ce qui est vicieux, c’est que cela peut être une cause de non tolérance ou alors sa conséquence. Que ce soit l’un ou l’autre, c’est une question d’état d’esprit. Et surtout, on peut transformer cela en cercle vertueux. 

Un esprit, ça se nourrit. Et vous êtes responsable de ce que vous lui donnez à manger. Faites en sorte que ce soit du positif et de la bienveillance pour lui permettre d’avancer dans le bon sens. Et sachez que plus vous le nourrissez de ça, plus vous aurez la possibilité de voir les événements directement de manière positive pour nous, pour notre corps et pour notre esprit. Ça va devenir une habitude et un réflexe sans remise en question constante. 

Etre plus tolérant avec soi-même, c’est un long processus. Et ce processus peut avoir des hauts et des bas. Mais ça s’apprend. Vous pouvez vivre plus en paix avec vous.

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 047 – Comment être plus tolérant avec soi-même. La version audio est probablement plus complète.

Pour avancer, il faut être en paix avec soi-même. Tu peux vivre une vie plus simple et plus heureuse avec ces quelques conseils

6 commentaires sur “Comment être tolérant avec vous-même

  1. Tout ce que tu dis sonne vraiment juste, comment être tolérant avec les autres si on n’est pas capable d’être tolérant avec soi même

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