La pression de la « publication » en tant que créateur de contenu

J’adore être au courant de l’envers du décor de la création de contenu des gens que je suis. D’ailleurs, il n’est pas rare que je consomme du contenu exclusivement tourné dans ce sens, comme des épisodes de podcast ou des articles de blog. Nous fonctionnons tous différemment et c’est mon côté curieux qui me pousse à aller voir ce que font les autres. 

Dans le cadre de Carnet Pétillant, j’ai fait le choix de parler de cet « envers du décor ». La raison est relativement simple : je trouve que le monde de la création de contenu manque cruellement de transparence. Beaucoup ne veulent pas donner leur « recette » de peur qu’avec des outils similaires, ils soient copiés. Je ne partage pas du tout cette vision des choses. J’ai rapidement décidé de parler de mes outils, de mes découvertes et de mes expériences. Mais rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. Bien que d’habitude, j’essaie que mon contenu soit « good vibes » et positif, aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une partie de ce « négatif ». Plus précisément de cette pression qu’il n’est pas rare de connaître en tant de créateur de contenu : celle de la publication. 

Alors qu’on soit d’accord dés le début : cet article n’est en aucun cas une forme de plainteet j’insiste sur ce dernier mot ! J’adore ce que je fais dans le cadre de Carnet Pétillant et ce qu’il soit question du blog, du podcast ou d’Instagram sinon je ne serais pas ici à vous écrire un article. Mais cet article est un partage de plus. C’est comme d’habitude un partage d’expérience en toute honnêteté et transparenceet si c’est le premier article que vous lisez écrit par mes petites mains, sachez que d’habitude c’est bien plus fun alors ne prenez pas la fuite directement

Le contexte

Pour que vous compreniez la suite de cet article, je dois vous planter le décorparce qu’il est très précis.

J’ai commencé à créer du contenu, il y a 3 ansici mêmesur le blog « Carnet Pétillant ». Quand j’ai créé mon blog, j’ai fait ça pour partager mais aussi pour « me distraire »voir d’autres horizons. Au début, c’était simple, je faisais ce qui me plaisait et surtout, quand j’en avais envie. Je ne me prenais pas la tête : pas de jour de publication fixe et pas de règle. Je n’étais pas lue par beaucouppour ne pas dire, par personne – mais je m’en fichais car j’adorais ce que je faisais.

Petit à petit, mes envies ont évoluées et j’ai voulu avoir un blog plus « propre » dans la forme et dans le fond tout en ayant un trafic plus grand. J’avais envie de grandir et d’évoluer tout simplementce qui n’a rien de surprenant finalement. J’ai commencé a travailler très dur parce que je savais ce que je voulais et que je suis du genre très très TRES têtue. Comme j’aime le dire et le penser, le travail fini toujours par payer. Ici encore cela s’est prouvé puisque j’ai eu des résultats sur le trafic et l’engagement. J’avais enfin l’impression d’avoir trouvé LE truc pour que le blog fonctionne. 

Par ailleurs, il n’y a pas que ça qui a changé dans ma relation avec la création de contenu puisque j’ai découvert en même temps … la pression de la publication. J’avais cette impression que pour que le blog continue de fonctionner, je devais publier encore, encore et encore. 

J’ai parfois passé des nuits entières pour sortir mes articles et ne pas louper de jours de publication. J’en étais arrivée à un stade où je courais derrière le temps pour tout faire rentrer dans mes journées : cours, blog, préparation des examens, sport, … Sans m’en rendre compte, une pression est née et je me sentais obligée de publieret à ce moment-là, on avait donc définitivement quitter la gestion « sans prise de tête » du blog.  

Cette pression est né un an après la création de mon blog et pourtant, elle est toujours là à l’heure où je vous écrit.  Aujourd’hui, j’en suis où j’en suis parce que je m’occupe presque quotidiennement sur Carnet Pétillant. Tout cela ne s’est pas fait sans travail. Et le revers de la médaillel’envers du décor pourrais-je direc’est cette pression qui s’est installée sans jamais partir. 

La pression

La pression de la publication, quand c’est négatif, c’est la culpabilité ressentie par un créateur de contenu lorsqu’il ne poste pas. La pression de la publication, ça peut aussi être un petit truc simple et sain quand tu appuies sur le bouton « publier » en tant que créateur de contenudans ce dernier cas, la pression est plus positive que négative. En fait, la pression de la publication peut prendre plusieurs formes – mais dans le cadre de cet article, je vous parle surtout de celle qui est négative

La raison qui me pousse à vous en parler aujourd’hui est très simple : je sors d’une grosse période de pression très négative. Ce n’est pas la première fois que je la rencontre cette fameuse pression à la publicationpuisque comme je vous l’ai dit, elle est née en août 2018mais, d’une certaine manière, elle m’affecte toujours autant. Et, avec le recul, je pense que cela restera le cas puisque tant qu’elle est là, cela veut dire que mon travail sur Carnet Pétillant me tient à coeur. 

Vous vous doutez bien que depuis le temps que je subis cette « pression »par vague -, j’ai pris le temps de me renseigner. Je suis loin d’être la seule dans le cas. En parlant avec d’autres créateurs de contenu, je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule à être passée par là ou à passer par là régulièrement. Pourtant, c’est une chose dont on ne parle pas assez. Cette pression de la publication n’est pas assez abordée et montrée dans le milieu de la création de contenu. 

S’il y a bien une chose qui est sûre c’est que je suis responsable de la pression. Je suis responsable de cette pression à la publication qui me touche par vague depuis maintenant 2 ans. Je suis responsable de la pression que je me mets parce que je n’ai pas de patron. Je suis responsable de la pression que je me mets parce que j’ai décidé de mon rythme de publication. Je suis responsable de la pression que je me mets parce que je n’ai peut-être pas assez pris mon mode de vie en compte pour définir ce même rythme de publication. Je suis responsable de la pression que je me mets parce que je ne prends pas en compte les imprévus qui peuvent faire irruption dans ma vie. Et si aujourd’hui vous subissez cette pression à la publication, je vous annonce que vous en êtes responsable. Nous sommes responsable parce que nous avons fait ce choix. 

Cette pression, elle est très particulière et elle peut avoir des effets très très TRES néfaste sur la relation que l’on a avec la création de contenu. Cette pression peut vous faire perdre vos moyens. Cette pression peut vous amener à la page blanche. Cette pression peut vous rendre dingue et vous empêcher de dormir. Cette pression peut simplement être néfaste sur l’ensemble de votre vie. C’est une forme de pression qui peut réduire l’estime que avez de vous-même. Cette pression, il faut la réduire au maximum

Le problème de ce genre de pression c’est que c’est rapidement une spirale et qu’en sortir est un réel challenge. Tu te mets la pression pour publier. Tu te stresses et donc tu ne produis rien de bien. Tu loupes ton jour et tu culpabilises. Tu stresses encore plus donc tu n’as plus d’idée de création. Et ainsi de suite … tu finis par avoir des mois sans publication en étant détruit mentalement dans le pire des cas.

Par ailleurs, avoir un minimum de pression peut être positif. Comme toujours, il faut nuancer. Si je n’avais pas un minium de pression, je pense que je resterai devant Netflix parce que c’est plus simple que d’écrire un article. Le retour est bien plus immédiat quand on regarde une série que lorsqu’on écrit un article et honnêtement, c’est beaucoup moins de travail. Un minimum de pression permet de se mettre au travail et de se dépasser. Sans cette pression à la publication, je n’en serais pas là où je suis. Je dois bien le reconnaître, un peu de pression peut être bénéfique. Et c’est probablement cette même pression qui nous impose la discipline nécessaire pour créer du contenu. 

L’équilibre

Comme toujours, c’est une question d’équilibre. 

Avoir une petite pression peut être positif mais à partir du moment où on se laisse manger par elle, ce n’est plus de ça qu’il est question. L’équilibre, il est donc atteint lorsqu’on sait maintenir un minimum de pression pour avoir assez de discipline pour agir, lorsqu’on a un rythme de publication cohérent avec notre mode et de vie et surtout, lorsque la création de contenu reste une activité qui nous plaît. 

Aujourd’hui, je dois reconnaître que je n’ai peut-être pas encore trouver l’équilibre parfait durable. Mais je pense que dans 8/10 cas, cette pression est maîtrisée. Si j’arrive à le faire, c’est parce que j’ai appris à la gérer. Même si ma technique n’est pas parfaite, je pense que la partage avec vous pourrait être intéressantaprès tout, je n’ai jamais dit que j’étais parfaite ou alors que j’étais la science infuse.

Lorsque je commence à sentir cette pression, je fais toute une série de chose. Mais la majorité d’entre elles se fond à l’endroit où la pression se trouve. Autrement dit, c’est un travail qui se fait en majorité sur son état d’esprit dont il est question. 

Ce travail est composé de trois actions :

  • Je coupe les sources de négativités potentielles parce qu’en général, dans ce genre de période, je sais que je suis plus susceptible et fragile alors je coupe. Comme le dit le proverbe, autant prévenir que guérir. Concrètement, je m’enferme dans ma bulle. Ceci permet de limiter toute forme de comparaisonce qui serait contre productif. 
  • Je me pose les bonnes question. Est ce que j’aime ce que je fais ? Est ce que je veux arrêter ? Est ce que je suis heureuse ? Et depuis récemment, je me demande si je préfère poster pour poster ou poster du contenu qui a du sens. 
  • Je me mets des limites. Se mettre une charge de travail trop importante n’a pas de sens. Même si l’on est créateur de contenu, on reste humain avant tout. Il est important de ne pas se mettre trop de travail et donc de définir des limites. Pourquoi ne pas se mettre une limite de temps par jour par exemple ?

Ce sont 3 petites étapes. C’est simple pour pouvoir entamer le travail sur soi à n’importe quel moment, sans aucune excuse. 

La pression ne vous définit pas. Ce n’est pas parce que vous vous mettez beaucoup de pression que vous êtes mieux qu’un autre. Ce n’est pas parce que vous vous en mettez moins que vous êtes moins bien qu’un autre. Ce n’est pas parce que vous vous en mettez beaucoup, que vous faites du meilleur travail. L’important, c’est l’équilibre que vous arrivez à trouver parce que finalement c’est cet équilibre qui est visible. 

Je suis convaincue qu’il n’y a pas qu’un seul équilibre. Je publie deux fois par semaine sur le blog, une fois sur le podcast et j’essaie de le faire 5 fois sur Instagram. C’est mon rythme. C’est mon choix. Mais vous n’êtes pas du tout obligé d’avoir le même pour que ce soit à l’équilibre. L’équilibre dépend de vous. Par contre, peu importe votre rythme de publication vous avez le droit d’avoir cette pression. Pas besoin d’être dans le déni si vous publiez uniquement sur Instagram ou uniquement une fois par semaine. Cette pression à la publication, elle peut nous toucher à partir du moment où on crée du contenu et ce, peu importe le nombre de fois que l’on publie par mois. 

Ce que j’essaie de vous dire avec cet article c’est ce que ce n’est pas grave de louper un jour et que cela nous arrive à tous de ne pas arriver à créer du contenu en temps et en heure. C’est une phrase qu’on ne dit pas assez. Ce n’est pas parce qu’on devient créateur de contenu qu’on n’est plus humain. On reste un humain avec ses faiblesses et il faut faire avecc’est justement en les prenant en compte qu’on s’améliorer

La pression de la publication en tant que créateur de contenu n'est pas un mythe. Un article à coeur ouvert #blogging

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 053 – La pression de la publication. La version audio est probablement plus complète.

8 commentaires sur “La pression de la « publication » en tant que créateur de contenu

  1. Merci de mettre des mots sur mon ressenti ! Depuis le début du confinement, j’ai réussi à publier un article par semaine mais je commence à ne plus avoir d’idées… Je privilégie la qualité à la quantité mais c’est quelques fois une excuse pour ne pas écrire ^^ En plus de ça, les algorithmes aiment beaucoup la régularité

    1. C’est souvent difficile de prendre du recul, notamment parce que, comme tu le soulignes, les algorithmes aiment la régularité, mais réaliser que ce n’est pas « bon » cette pression est un premier pas 🙂
      C’est un sujet dont il faut plus parler et j’ai choisi de le faire. Je suis ravie si cela a pu d’aider ! 🙂

  2. Je pense qu’il y a une pression de la qualité de publication, même si on a le droit d’être moins bon, mais pas de pression de publication. Chacun a sa liberté de publier ou de ne pas publier sans avoir à se justifier. Un bon article rencontrera toujours son public, cela va au delà d’un algorithme qui pousse à publier régulièrement

    1. C’est intéressant comme point de vue même si nous ne sommes pas vraiment d’accord 🙂
      Par ailleurs, là où nous nous rejoignons c’est par rapport au public : je pense qu’en général, un bon article rencontre son public 🙂

  3. Oooh comme je te comprends ! Et pourtant je suis loin d’avouer on trafic je pense. Mais chaque semaine je me dis est ce que je vais réussir à pondre quelque chose d’intéressant à temps. C’est à la fois excitant et stressant par moment. Mais bon, toujours fière quand j’y arrive 😊

    1. Comme je le dis dans l’article, c’est le genre de pression qui peut être positive comme elle peut être négative. L’important c’est de ne pas se laisser déborder par la deuxième option. Mais je comprends totalement le genre de satisfaction que peut apporter une publication en temps et en heure. Et c’est important d’être fière de soi, peu importe le trafic que l’on a ou le nombre d’abonné ! 🙂

  4. C’est vrai que des fois on a l’impression que si on publie moins notre blog va s’écrouler ! De temps en temps je me permets des pauses ou un mode plus décontracté et ce n’est pas du tout le cas. Il y a aussi eu des périodes où j’avais l’impression que mon blog allait tellement vite que je courais derrière lui. En fait c’est curieux quand on se met à son blog, on n’en a jamais fini mais si on s’allège, cela ne pose pas vraiment de gros problèmes non plus….

    1. L’importance, je pense, c’est d’avoir une certaine régularité. Par ailleurs, pour trouver cet équilibre de publication qui te correspond et qui correspond à ton audience, parfois il faire des tests. En fait, je pense que quand on a trouvé le rythme de publication parfait, on a peu-être pas besoin de faire des pauses ^^

Laisser un commentaire