Dépasser sa peur pour se lancer

Carnet Pétillant

La peur est un sentiment qui peut définitivement nous bloquer. Et parfois, un projet n’a même pas encore commencé qu’il est déjà sous l’emprise de la peur. Dans certains cas, cela a du bon car c’est stimulant, ou alors cela nous oblige à être prudent – ou bien même les deux – mais d’en d’autres cas, c’est une barrière. Surmonter sa peur de se lancer dans un nouveau projet est un travail sur soi qui est un investissement indispensable pour avancer dans la vie. 

Dédramatiser le lancement 

Nous lancer dans un nouveau projet paraît bien souvent compliqué. Mais encore plus souvent, ce n’est pas le projet qui est compliqué mais bien le lancement. Le début de l’action concrète marque le début de l’investissement et donc le début d’un risque potentiel. Dès lors, ce qu’il faut dédramatiser, c’est le lancement en lui-même et non le projet qu’il y a derrière.

Un lancement n’a pas à être parfait 

La perfection n’existe pas. Et votre lancement n’a pas à être parfait. Quand on se lance dans un projet, les hésitations font partie du processus de construction – au même titre que les erreurs. S’accorder un lancement imparfait, c’est s’accorder de la tolérance et c’est peut-être cet état d’esprit qui vous manque pour vous lancer. 

Trop de pression tue la pression. Trop de recherche de perfection tue l’action. La recherche de la perfection peut tuer votre projet avant même qu’il n’ait commencé parce qu’elle peut vous empêcher de vous lancer. Acceptez que votre lancement ne sera pas parfait, c’est loin de revoir vos objectifs par vers le bas : c’est une ouverture sur l’action. 

Un lancement doit être concret. 

La chose qui est réellement importante avec un lancement, c’est l’action concrète. Et ceci veut dire que la complexité de votre pas n’a pas d’importance. Ce qui compte vraiment, c’est de faire quelque chose qui vous fait avancer et cette chose en question n’a pas forcément besoin d’être compliquée. 

Le premier pas en avant, aussi petit soit-il, est un pas de pris. Toutes les actions que vous faites vous rapprochent un peu plus de votre objectif et ce, même si elles sont simples ou petites. Vous êtes plus près de votre objectif après l’avoir fait qu’avant. 

Le meilleur moyen de se lancer dans le concret c’est de décomposer votre projet en actions uniques et sans conditions. Autrement dit, si le lancement vous bloque,  trouver une action simple qui ne dépend pas d’autres est un très bon moyen de rentrer dans l’action. 

Un exemple est disponible dans le podcast. 

L’entrée que vous allez choisir pour vous lancer est importante parce qu’elle peut déclencher des actions en cascade. La première action va vous donner l’impulsion et la motivation de poursuivre le lancement. Mais commencer par quelque chose de simple est toujours un bon moyen de se lancer car cela vous permet de plonger dans le bain en douceur. C’est un peu comme si vous construisiez un capital confiance pour affronter le reste, potentiellement plus compliqué. 

Un lancement est unique 

Chaque lancement est unique parce que vous êtes unique. Ce n’est pas parce que votre idée a déjà été faite par quelqu’un que sa concrétisation sera exactement pareille. Ne pas se lancer dans un projet parce qu’il a déjà été fait, c’est renoncer à apporter votre version de cette idée en question. 

Un lancement peut faire peur mais vous pouvez décider de ne pas succomber à cette peur – ou en tout cas lui résister. 

Dédramatiser l’échec 

La peur du lancement est aussi très souvent liée à la peur de l’échec. La nouveauté fait peur, probablement à raison puisque c’est l’inconnu, un risque et que tout n’est pas contrôlable. Mais ça fait simplement partie de la vie et nous sommes libres de décider de la manière dont nous allons la vivre. 

S’il y a bien une chose qui est sûre c’est que P.E.R.S.O.N.N.E n’est épargnée par l’échec. Nous allons tous à un moment ou à un autre vivre l’échec dans notre vie. Et le reconnaître n’est pas pessimiste mais réaliste. C’est probablement même se protéger pour l’avenir, pour tomber de moins haut quand vous affronterez le prochain. Comme le dirait Emma Watson : « je refuse que la peur de l’échec m’empêche de faire ce qui m’importe vraiment ».

D’ailleurs, si on change de continent, l’échec n’a plus la même définition. En Europe, l’échec est très mal vu. Celui qui échoue n’a pas assez travaillé, n’est pas « bon », … Finalement, il est beaucoup de choses mais rien de positif. Aux Etats-Unis, il est dit qu’il faut faire plusieurs faillites avant de « réussir ». Là-bas, l’échec est vu comme une expérience indispensable pour avancer. Tout ça pour vous dire que l’échec est un mot qui n’a pas qu’une définition et qu’il est possible de l’aborder avec plusieurs points de vue. Tout comme il est possible d’en tirer plein de choses. La finalité d’un échec n’est pas obligée d’être négative. 

Un échec ne sera jamais agréable. Ce n’est pas parce que vous en tirez des leçons qu’il ne vous fera pas mal et qu’il ne vous mettra pas à l’épreuve. Bien au contraire d’ailleurs parce que pour pouvoir tirer du positif de votre échec, il vous faudra d’abord y faire face. Mais l’échec arrivera dans votre vie simplement parce que c’est une étape de celle-ci. L’échec est une étape dans nos vies imparfaites, et ce qu’on lance nos projets ou pas.

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Ne pas laisser sa peur de l’échec l’emporter sur l’envie de nouveauté 

Refuser de se lancer par peur de l’échec c’est accepter une vie dictée par la peur.  Sauf que ce n’est pas en prenant la fuite du lancement que vous fuirez l’échec. La vie n’est pas sans risque. Et personnellement, j’estime que vivre une vie dictée par la peur n’est pas une façon de vivre qui a du sens. La vie est faite d’expérience et l’échec en est une. 

Comment dépasser sa peur pour se lancer ou pour créer son business ?

On grandit en apprenant et on apprend en se lançant dans l’action concrète. Cela peut rapidement devenir un cercle vertueux. Mais si vous vous laissez guider par la peur alors vous vous assurez l’entrée dans un cercle vicieux parce que vous aurez de plus en plus peur et vous laisserez de moins en moins de place à l’action. Toute est une question d’équilibre. Il ne faut pas se lancer dans un projet si vous avez des faits qui vous prouvent qu’il est voué à l’échec. L’important c’est d’utiliser les bonnes opportunités et ce même si ces opportunités en question nous font peur. Ne faites pas de révisions de vos objectifs par peur. Mais revoyez vos objectifs une fois que vous vous êtes lancé parce que vous apprenez des choses issues de l’action.  

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 069 – Dépasser sa peur pour se lancer. La version audio est probablement plus complète.

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