Savoir mais ne pas appliquer

Je sais que je sais plein de choses. Mais je sais aussi qu’il y a plein de choses que je ne sais pas. Sauf que le problème, c’est que ce que je sais, parfois je ne l’applique pas. 

Reconnaître que l’on sait

J’ai 22 ans. Et en 22 ans, j’en ai vécu des choses. Je n’ai pas envie de qualifier ces choses en question. Je n’ai pas envie de dire que j’ai vécu des choses dramatiques ou absolument dingues.

Notre vie est composée d’événements. Notre vie est une suite d’événements qui forme la personne que nous sommes. Cette personne continue à évoluer parce qu’elle continue à vivre des événements. Et la manière dont nous vivons ces événements est finalement très personnellece qui explique peut-être le fait que je ne souhaite pas qualifier les choses que j’ai vécues. D’ailleurs, deux personnes peuvent assister au même évènement et puis le vivre différemment par la suitepour plein de raisons. Nous nous construisons quotidiennement. Cette construction entraîne des savoirs. Et j’espère sincèrement qu’aujourd’hui vous savez plus de choses qu’ hier mais que demain sera encore plus riche qu’aujourd’huic’est assez bateau comme phrase mais c’est très sincère. Disons que c’est ce que je nous souhaite.

Cependant, ce n’est pas tout de savoir. Encore faut-il avoir cette capacité de constater cet apprentissage. Il y a encore quelques annéesou quelques mois mêmeje ne prenais pas le temps de me rendre compte du parcours que je faisais. Je ne prenais pas le temps de savourer ce que j’apprenais chaque jour. Tout comme je ne prenais pas la mesure de l’importance de cet acte. Et pourtant, chaque nouvelle expérience nous permet d’avancer. C’est primordial de le constater. C’est une étape qui permet de réaliser d’où l’on vient mais aussi où nous allons en passant par le constat de l’ouverture sur de nouveaux horizons. Autrement dit, c’est primordial car cela donne du sens à nos savoirs en créant un chemin logiqueun but.

Et pour constater cet apprentissage, il faut savoir orienter consciemment ou inconsciemment notre attention. Par exemple, il y a toujours du positif à tirer d’un événement mais il faut avoir la capacité de le voir. Il faut avoir la capacité d’attirer son attention sur ce positif en question. Et avec le constat de l’apprentissage quotidien, c’est exactement pareil. Personnellement, ce qui m’a beaucoup aidé dans ce constat, c’est le journaling.

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Reconnaître qu’on ne sait pas

Ceci étant, on ne peut pas tout savoir. On ne pourra jamais tout savoir. Il y a trop de savoir pour une vie – ou même pour une personne. Et courir derrière le savoir à tout prix reviendrait à savoir en perdant le sensautrement dit, cela n’a aucun intérêt. Vouloir tout savoir est une illusion au même titre que la perfection. Il faut aussi avoir cette capacité de reconnaître ce que l’on ne sait pas. C’est sain de reconnaître ce genre de chose et ainsi d’identifier ses propres limites. D’ailleurs, c’est bien plus simple pour identifier par la suite sur quoi on veut travailler, sur quoi on veut s’améliorer, … Vous construisez de cette manière des bases saines pour continuer à avancer avec sens dans votre cheminement personnelc’est une très belle phrase.

Comme je vous le disais, le savoir que l’on accumule est un chemin. Tout prend plus de sens quand on a un plan et quand on sait pourquoi on fait les choses. Vous ne pourrez jamais tout savoir mais vous pouvez faire en sorte de vous améliorer dans des domaines qui comptent pour vous. Ces domaines en questions vont enrichir votre chemin. Ils vous sont propre et personnel parce que vous êtes la personne la mieux placée pour savoir quel est votre chemin idéal.

Bref, c’est toujours une question d’équilibre.

Reconnaître que l’on n’applique pas ce qu’on sait

Sauf qu’aujourd’hui, je me rends compte qu’il peut y avoir un décalage. C’est très concret et c’est ce qui me pousse à vous écrire cet article. Ce n’est pas parce qu’on sait quelque chose qu’on l’applique tout le temps.

Autant reprendre le contexte qui m’a mené à cette réflexion pour vous l’expliquer : la publication de contenu sur Carnet Pétillant. A l’heure où je vous écris ces lignes, ça fait plusieurs semaines que je n’ai rien publié. Qu’il soit question du podcast, du blog, d’Instagram ou même de la newsletter. Aucun contenu n’est sorti sous le nom de Carnet Pétillant ces dernières semaines. C’est presque comme si, du jour au lendemain, j’avais disparu. Ça se sont les faits. Mais je suis la première à dire qu’il faut publier avec régularité. Et pourtant, concrètement, on peut voir que ces dernières semaines, je n’ai pas appliqué mes propres conseils à ma propre personne. Je sais également qu’il est indispensable de prendre des pauses. Des vraies pauses. Celles qui sont vraiment reposantes. Et pourtant, malgré cette « non-publication », je ne prends pas de pause et je fais d’autres choses.

En bref, je sais ce que je devrais faire pour reprendre le contrôle. Mais je ne le fais pas. Et la raison est simple : parfois, quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas ce qu’il faut faire. Il peut y avoir un décalage entre ce qu’on sait et ce qu’on fait dans la vraie vie.

Ce décalage, je l’ai aussi remarqué aussi à un autre niveau : ce que j’aime mais je ne me donne pas les moyens de réussir. Pour reprendre le contexte dont je vous parlais un peu plus haut : j’aime créer du contenu. Et pourtant, ces dernières semaines je ne me suis pas donnée les moyens d’avoir le temps de le faire. C’est un décalage car j’aime ça, et je sais qu’il me faut du temps pour le fairetout comme je sais que la productivité n’est pas un hasard car c’est le fruit d’une organisationet pourtant, je passe à côté.

Reconnaître que ce n’est pas grave

En fait, il peut y avoir plein de décalage dans notre vie et ce, à plusieurs niveaux. On peut être une contradiction envers soi-même. Et encore une fois, il peut y avoir des raisons à ceci. Certaines étant plus justifiées que d’autres. Certaines étant plus importantes que d’autres. Aujourd’hui, je reconnais qu’il y a un décalage entre ce que je dis à un certain moment et ce que je fais à un autre ou bien même ce que j’aime et ce que je me donne les moyens de faire. Mais c’est humain de ne pas être parfait.

Ceci étant : ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave de ne pas tout savoir. Tout comme ce n’est pas grave de ne pas appliquer tout le temps ce que l’on sait. La perfection n’existe pas. C’est un fait. Et une fois que vous l’avez assimilé, je peux vous garantir que vous allez plus loin.

Il faut accepter qu’on n’est pas parfait, qu’on ne le sera pas et que ce n’est pas grave. La perfection est en théorie attractive mais en pratique, elle est bloquante et réductrice. Vous ne méritez pas ceci, même si vous n’appliquez pas ce que vous savez.

Parfois, on arrive pas à appliquer ce que l’on sait alors on culpabilise mais on peut lutter contre le perfectionnisme et la comparaison. #lifestyle

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 070 – Savoir mais ne pas appliquer. La version audio est probablement plus complète.

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