Surmonter sa peur d’envoyer des newsletters

Lorsqu’on crée du contenu et ce qu’il soit question d’un blog, d’un podcast, d’Instagram ou même de YouTube, nous n’avons pas beaucoup de prise sur la manière dont il est diffusé. On décide de ce qu’on crée et on peut mettre toutes les chances de notre côté en optimisant notre contenu pour chaque plateforme mais on peut rarement faire plus. Nous ne maîtrisons pas réellement la livraison de l’information alors qu’avec une newsletter si. Envoyer des newsletter et récolter l’adresse email des gens, c’est avoir un contact direct avec eux. Autrement dit, sans interférence ou intermédiaire, vous maitrisez parfaitement ce contact. 

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Alors oui, avoir une mailing list est important mais il ne suffit pas de créer un compte sur un site qui propose de gérer ce service pour que ce soit efficace. Le principal dans l’histoire c’est maintenir un contact régulier et de qualité avec ceux qui nous font assez confiance pour nous laisser leur adresse email. 

Et c’est parfois là que les choses se compliquent. Nous avons tous des blocages et c’est possible qu’un des votres soit d’envoyer des newsletters. Ceci étant, ce qui fait la différence c’est la déconstruction de ces pensées limitantes. Alors, quelle est votre pensée limitante qui vous empêche d’envoyer des emails ? 

Pour envoyer des newsletters, il ne faut pas une grande mailing list 

On pense souvent que l’argent est dans la taille de la mailing list. Et je ne vais pas vous mentir : plus elle est grande avec des contacts de qualité et plus elle a de valeur. Ceci étant, avoir une mailing list avec les contacts de qualité prend du temps à construire. Tout ça pour vous dire qu’on a tous commencé petit. L’agrandissement d’une mailing list est un processus qui nécessite inévitablement un investissement en temps et en énergie.  Et c’est bien ceux qui arriveront à maintenir cet investissement qui auront des résultats. 

Si vous n’envoyez pas de newsletter parce que votre mailing list n’est pas assez fournie, ce n’est pas comme cela qu’elle augmentera. De plus, avoir une grande mailing list mais avec des contacts qui ne sont pas votre cible n’a aucun intérêt. Comme toujours, il est plus intéressant de privilégier la qualité à la quantité. 

Comment lutter contre le blocage « il faut une grande mailing list » ? Savourez le parcours et savourez l’endroit où vous vous trouvez. Profitez des opportunités : créer du contenu pour ceux qui se sont inscrits et établissez une relation privilégiée avec eux.  

Pour créer une newsletter, il ne faut pas un contenu exclusif 

Quand on commence son blog, on a des idées très limitées sur la création de contenu. Je n’ai pas honte de le dire : j’ai fait partie de ces personnes avec des croyances limitantes dont l’une d’entre elles était qu’il fallait constamment créer du nouveau contenu pour alimenter ses différentes plateformes. Aujourd’hui, j’ai une autre vision des choses : il est possible de réutiliser son contenu.

D’abord, parce qu’une idée peut se décliner en fonction du support et du format qu’elle incarne. Mais aussi – et probablement surtout – parce que les gens ne vous suivent pas forcément sur toutes les plateformes et/ou ne lisent pas tous vos articles. Autrement dit, ce n’est pas parce que vous réutilisez votre contenu que cela fait forcément office de répétition pour ceux qui vous suivent. Et quand bien même vous êtes dans le cas d’une répétition, si l’information est pertinente, cela ne devrait pas poser de problème. 

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Comment lutter contre le blocage « il faut du contenu neuf » ? Faites des expériences. Soit en réutilisant un contenu d’une plateforme différente pour en faire une newsletter, soit en posant directement la question à votre audience sur ce qu’elle consomme vraiment chez vous et/ou ce qu’elle aimerait que vous approfondissiez. 

Il ne faut pas forcément que ce soit joli 

Rien ne vous oblige d’avoir des newsletters parfaites et jolies. Encore une fois, l’important c’est le contenu. A partir du moment où votre contenu apporte une valeur ajoutée, le reste n’est que superficiel. Vous avez le choix. Et vous n’êtes pas obligé de vous imposer une newsletter jolie. Détachez vous de ce que vous voyez chez les autres et créer vos propres standards. 

Ceci étant, de nos jours, avec les services gratuits pour envoyer des newsletters, il est possible d’avoir des templates standard très bien qui ne demandent que peu de modification. Pas besoin de se créer des problèmes là où il n’y en a pas.

Comment lutter contre le blocage « il faut que ce soit joli » ? Décidez du message que vous souhaitez faire passer. Concentrez vous sur l’information et faites passer au second plan l’esthétique. Tant que votre newsletter est lisible, c’est tout ce qui compte. 

Il faut des désabonnements 

Le désabonnement n’est pas forcément négatif. Il n’est pas un échec. Le désabonnement ne veut pas forcément dire que vous faites du mauvais travail. Il peut être vu de manière positive parce que cela veut dire que quelqu’un qui n’était pas votre cible, l’a compris et agit en conséquence. C’est un service qu’on vous rend de se désabonner pour qu’il ne vous reste que la crème de la crème. De plus, actuellement, on paie souvent un service proportionnel au nombre d’adresses email récoltées donc si une personne qui n’est pas votre cible quitte vos listes, vous faites des économies. 

Une fois qu’on sait ce qu’on veut dire et comment on veut le mettre en place, c’est plus simple de vivre le désabonnement. Aujourd’hui, lorsque je remarque qu’une personne est partie d’un de mes comptes, je me dis que c’est un mieux pour elle comme pour moi. 

Comment lutter contre le blocage « il faut éviter le désabonnement » ? Dans un premier temps, je pense qu’il peut être positif de se détacher un peu des statistiques pour se concentrer sur ce qu’on veut dire et comment on veut le faire. Dans un second temps, il faut travailler sur son mental pour dissocier le désabonnement de l’échec. 

Comment surmonter sa peur d'envoyer des newsletters ? 4 blocages à surmonter pour envoyer des newsletters

Créer une newsletter dès maintenant, c’est découvrir l’indépendance, la liberté, une relation privilégiée avec votre audience et évidemment – basé sur mon expérience –, l’effort en vaut la peine. Mais une fois que ce premier pas est fait, il faut envoyer des newsletter avec régularité pour maintenir un contact de qualité avec son audience. Nous avons tous des blocages. Mais en travaillant dessus, vous ferez la différence. 

6 commentaires sur “Surmonter sa peur d’envoyer des newsletters

  1. La peur de la news letter, exactement ça. J’ai mis plus d’un an à me convaincre de le faire. Pour tout un tas de raisons… je ne sais même plus lesquelles 😊
    J’ai une toute petite liste d’abonnées, une riquiqui même… Et à chaque fois que j’appuie sur le bouton « programmer », j ‘ai l’angoisse de « est-ce que ça va plaire ?!?! ». Et oui, je finis par connaitre quelques-uns de mes lecteurs, que je ne voudrai pas décevoir…
    J’ai des retours super positifs, et à chaque fois, je me dis que je ne pourrai pas faire mieux. Que mon lecteur sera déçu la prochaine fois…

    Le contenu me prend la tête toute la semaine… Bref, c’est mon obsession du moment. J’espère que ça va bientôt rentrer dans ma routine !

    Bises

    1. Je suis réellement convaincue que dans de nombreux cas où on a peur de se lancer, c’est le lancement qu’il faut dédramatiser et pas l’action qu’il y a à lancer. Sortir de sa zone de confort fait peur mais à un moment cet inconnu fini par être un peu plus connu et donc il fait un peu moins peur. Et petit a petit, cela rendre dans notre routine.
      Mais savourer le processus en lui-même a du bon. Acceptez d’avoir peur permet de ne pas se sentir bloquer. Comme tu le fais chaque semaines d’ailleurs. Félicitation ! 🙂

  2. Tu as tellement raison pour le nombre d’abonnés. Je me souviens, entre autre, qu’un nouvelle abonnée m’a rapporté une dizaine d’autres abonnées, tout simplement en partageant ma lettre d’amitié avec ses amies. Merci pour cet article.

    1. C’est génial quand ça se passe comme ça. Il faut voir le nombre d’abonner comme une opportunité et non comme un blocage – même si c’est plus facile à dire qu’à faire. On ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve et une newsletter peut faire la différence 🙂

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