60 jours avec un Bullet Journal : le bilan

Et parfois, certaines choses arrivent sans vraiment qu’on s’en rende compte : c’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce challenge de m’organiser pendant 2 mois avec un Bullet Journal. Pendant 60 jours, j’ai testé la méthode du Bullet Journal de Ryder Carroll et il est temps de vous donner mon avis. 

Ça a commencé un soir de décembre où j’étais profondément démotivée par ma vie : j’avais l’impression de stagner, je venais de finir une série dingue et en plus, je venais d’apprendre une mauvaise nouvelle. Bref, le combo idéal pour que la motivation prenne ses jambes à son cou. 

C’est avec ce « mood » un peu particulier que je suis tombée sur le livre de Ryder Carollle créateur de la méthode au coeur du Bullet Journal. Sans vraiment savoir pourquoi sachant qu’à ce moment-là, j’étais persuadée que ce n’était pas une méthode pour moij’ai commencé à me plonger dedans. 

Ça a été une sorte de révélation parce que j’ai d’abord dévoré le bouquin en quelques jours et ensuite, je me suis lancée dans une mise à l’épreuve de ce système. 

La définition du challenge 

C’est la partie où je vois les choses en grand.

Comme tout bilan que je partage avec vous, il faut d’abord que je vous en explique les conditions dans lesquelles je l’ai réalisé. Et dans le cadre de celui-ci, je ne pouvais pas faire les choses à moitié : j’ai remplacé mon organisation digitale par un Bullet Journal 100% papier. Que ce soit les notes, les to do list, les rendez-vous, je voulais que TOUT soit dans ce petit carnet. 

Ceci étant, il faut savoir que je n’étais jamais passé à une organisation 100% avant de me lancer dans ce défi. C’était plutôt de l’ordre du 70%car je gardais mes To Do List en version papier. Mais en clair, ça restait quand même un assez grand bouleversement de mon organisation. 

La raison qui m’a poussé à changer du tout au toutou presquec’est que mon organisation actuelle ne fonctionnait plus à cause de la démotivationj’avais tellement de retard que c’était un cercle vicieux. Alors au lieu de mettre des pansements pour essayer de colmater les fuites, je me suis lancée dans quelque chose de totalement différent.

Les attentes de ce challenge 

C’est la partie où je vois les choses en théorie.

Étant donné que j’étais dans une chute de motivation au moment où je me suis lancée dans ce test, j’avais des attentes plus conséquentes que d’habitude. 

  • Je voulais retrouver la productivité : j’avais simplement besoin de l’être parce que le moment de la vie dans lequel j’étais, n’était pas réellement propice aux pauses.  Mais en même temps, je sais que la productivité « forcée » à un très mauvais impact sur mon moral donc j’avais besoin que ce soit de la productivité « positive ». 

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  • Je voulais me retrouver : parce que ce n’est pas mon genre d’être démotivée et épuisée à ne rien faire. Je suis de nature pétillante et j’ai tout le temps 10 idées en tête alors être spectatrice de ma vie ne me convient pas du tout. 
  • Je voulais retrouver le plaisir du papiermais ça, j’ai mis un peu de temps à la reconnaitre. Avec la période que nous vivons actuellement, nous sommes plus que jamais connectés et je voulais trouver un moyen de « m’autoriser » à déconnecter. Je voulais retrouver les avantages du papier et sa sensation bien particulière. Autrement dit, j’ai utilisé le papier comme « excuse » pour m’éloigner des écrans. 

Quand j’ai commencé ce challenge, j’étais complètement démotivée et pourtant, j’étais dans un état d’esprit très positif par rapport au fait de changer mon organisation du tout au tout. Je peux même dire que j’étais réellement intriguée par les résultats qu’allait donner cette méthode dans mon quotidien. 

Les résultats 

C’est la partie où je vois les choses concrètement.

Quels sont les points positifs de l’utilisation d’un Bullet Journal pendant 60 jours ? 

  • La productivité est revenue : et je dirais même que c’était de l’excellente productivité parce que c’est celle qui a du sens. La productivité est atteinte à partir du moment où vous faites quelque chose qui sert votre vie, vos objectifs et vos ambitions dans un temps que vous estimez correct et convenable. C’est une jauge que vous êtes le seul à pouvoir construire. Et je pense que le Bullet Journal m’a aidé à reconstruire cette jauge afin que la productivité soit (de nouveau) positiveet que j’arrête de la subir
  • La liberté est arrivée : parce que j’avais enfin l’impression de retrouver le « droit » de faire des pauses après des journées bien productives. 
  • Les To Do Lists ont eu une fin : et ça reprend un peu l’ensemble des points cités ci-dessus. L’inconvénient des écransparticulièrement des smarthphonesc’est qu’il est possible de scroller sans fin. Repasser aux papiers permet de remettre les choses en perspective et les actions dans leur contexte. D’un coup, les To Do List ont une fin et on ne les subit plus parce qu’on se rend compte que jour après jour, on avance. D’un coup, on n’est plus « en retard » sur sa vie parce que nos To Do List sont réalistes. Alors qu’on se comprenne, avant d’utiliser un Bullet Journal, j’utilisais déjà la méthode du Time Blocking pour ne pas avoir des To Do List quotidiennes trop conséquentes. Mais ce sont deux choses différentes puisqu’avec un Bullet Journal, c’est bien la sensation d’être en retard qui disparait. C’est notamment dû au fait qu’avec un Bullet Journal, on a l’impression que les actions ont une fin.

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  • La clarté mentale était au rendez-vous : et ça, c’était très propice au Bullet Journal. Autant on pourrait attribuer les trois autres points positifs à un changement d’humeur, alors que ce point-ci est sans équivoque. À partir du moment où on ne doit plus se demander que faire de l’information en notre possession, car il n’y a qu’une réponseà savoir « Bullet Journal » –, tout devient plus simple. C’est une habitude qui rentre simplement dans notre quotidien et qui prend la place qu’on veut bien lui laisser. Par exemple, je me suis surprise à plus pratiquer le journaling justement grâce à cette simplicité. Tout ça pour dire que la simplicité qu’amena le Bullet Journal dans notre vie impacte notre clarté mentale. 

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  • J’ai travaillé sur mon perfectionnisme : et pourtant, c’était une chose qui me stressait un peu. Pendant longtemps, j’ai pensé que la méthode de Ryder Carroll n’était pas pour moi parce que mon Bullet Journal ne serait jamais à la hauteur de ceux qu’on voit sur Pinterest. De plus, je me disais qu’avec la vie pleine d’imprévus, ça ne serait pas compatibleet je refusais d’y faire des ratures. Mais quand on n’a plus qu’un Bullet Journal pour s’organiser, on se rend rapidement compte que les imprévus fond partis de la vie et que ce n’est pas de l’imperfection que de barrer un événement dans notre carnet cela signifie plutôt que vous avez du temps qui se libère. Le Bullet Journal m’a obligé à lâcher prise sur la mauvaise partie du perfectionnismesans pour autant avoir réduit mon niveau d’attente.

Quels sont les points négatifs de l’utilisation d’un Bullet Journal pendant 60 jours ? 

  • Ça fait beaucoup d’information à ne pas perdre dans un lieu très propice aux accidents. Une tasse de café est vite renversée sur un carnet. Un carnet est vite perdu dans un train. Et si nos informations ne sont que dans ce carnet, alors il ne nous restera plus que notre mémoire pour les figer sur un autre support. Pour la faire courte, c’est risqué. Et c’est clairement un inconvénient que n’a pas l’organisation digitale. 
  • Les pages partent vite quand on centralise notre organisation dans un Bullet Journal. Pour vous donner une idée, en 60 jours, j’ai rempli 120 pages de mon carnet. Est-ce tenable sur un an ? La réponse à cette question est finalement très personnelle. 
  • Ça prend du temps, et ce, même si on décide d’avoir une mise en page minimalisme. C’est plutôt la configuration et la réflexion qui prennent du temps puisqu’assez logiquement, avec un carnet blanc, tout reste à construire. Ça prend du temps de penser la structure de notre carnet et en plus, on est pas sur du premier coup que cela nous corresponde à 100%. C’est un peu le revers de la liberté. 

Le bilan de l’utilisation d’un Bullet Journal pendant 60 jours 

C’est la partie où je vois si ça valait le coup.

Concrètement, il y a plus de points positifs que de points négatifs. Et pourtant je ne pourrais pas tenir plus que 60 jours avec les conditions que je me suis fixées au début du challenge. 

Un Bullet Journal à plein d’avantages et je pense que de nombreux principes s’appliquent extrêmement bien à ma vie, mais je ne pourrais pas m’organiser avec uniquement cet outil. Par exemple, j’ai besoin d’un calendrier digital et d’une application de suivi plus complète parce que le papier n’a pas de rappel.

Le papier a ses limites, mais elles peuvent rapidement être contournées avec un écosystème équilibré. Le Bullet Journal est un outil qui a fait ses preuves aujourd’hui dans ma vie, mais il ne va pas être le seul dans mon organisation. Il faut juste lui trouver la bonne place. 

Comme toujours dans l’organisation, il n’y a pas de méthode parfaite. Il n’y en a que certaines qui vous correspondront mieux que d’autres. À vous de trouver si le Bullet Journal fait partie de la première catégorie ou de la deuxième. 

Avez-vous besoin d'un Bullet Journal ? Je vous donne mon avis dans ce bilan après 60 jours d'utilisation de Bullet Journal

Attention, cet article n’est que les notes de l’épisode de podcast 076 – Bilan de 60 jours avec un Bullet Journal . La version audio est probablement plus complète.

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